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Mohamad Vayid : "Le crime de Gorah Issac est une explosion de violence provoquée par une situation que nous n’avons pas su gérer" (Mauritius Times)

Mauritius Times, 15 décembre 2000

Rédigé le Vendredi 21 Juillet 2017 à 01:06 | Lu 60 fois


La réouverture de l’enquête concernant l’affaire Gorah Issac a suscité ces derniers temps de nombreuses réactions. Dans l’entretien qu’il a
accordé à Mauritius Times, cette semaine, M. Vayid analyse les conditions qui ont mené au climat qui régne actuellement dans le
pays. Il s’est également prononcé sur le parti du Hizbullah et son devenir, sur l’action des politiques dans cette affaire...


Mauritius Times: Il y a dans l’affaire Gorah Issac, du moins dans la réouverture de l’enquête, tout un cocktail explosif: violence
organisée et armée, allégations de brutalités policières, fanatisme religieux, connivence politique. Qu’est-ce qui vous inquiète le plus dans toute cette affaire ?


Mohamad Vayid: Ce serait une erreur de considérer le crime de Gorah Issac simplement comme un crime politique isolé et prémédité. Il faut voir ce crime comme l’aboutissement d’un long pourrissement de la société qui trouve ses origines dans un passé assez lointain. Depuis trois décennies, la région de Port Louis nord a été abandonnée à son sort, au sous-développement et à la déchéance. La population a été trahie par ses représentants politiques et par les autorités. Les calculs les plus sordides étaient à la base de cette situation. Les habitants de Plaine Verte et de Roche Bois ne savaient plus à quel saint se vouer. Même lorsqu’ils pointaient du doigt les trafiquants de drogue et les lieux où l’on pouvait s’en procurer, la police leur tournait le dos. Au fil des années, les
jeunes, de ces régions ont perdu tout espoir d’améliorer leur sort, de transformer leur ghetto. Ils ont connu le désespoir le plus noir et l’absence d’un leader crédible depuis la mort de sir Abdool Razack Mohamed a laissé un vide que personne n’a pu combler. C’est dans ces circonstances qu’est né le Hizbullah, qui a donc semé ses graines en terre fertile en venant au secours des uns et des autres, comme un Zorro moderne, et en se substituant dans une certaine mesure aux autorités et au leadership vacant. En utilisant la voie spirituelle le Hizbullah a pu radicaliser ses adhérents et, de fil en aiguille, le mouvement a enfanté des ambitions politiques pour parachever son action. Or, dans le combat politique il y a des rivalités, des intérêts, des ambitieux, et des complicités inavouables.

Donc, le crime de Gorah Issac est une explosion de violence provoquée par une situation que nous n’avons pas su gérer, ou plutôt que les autorités concernées ont refusé de gérer. Nous sommes tous un peu responsables. Ce qui est inquiétant, ce sont les analyses tendancieuses, les jugements à l’emporte pièce et les procès d’intention, qui pourraient enflammer une situation déjà tendue.

“Le rôle de la presse est d’informer... je pense qu’on aurait pu exercer une certaine discrétion surtout dans les analyses qui sont tendancieuses”

Vous dites que la naissance du Hizbullah a été favorisée par le fait que les gens n’ont pas eu ce qu’ils recherchaient des partis politiques traditionnels. Il me semble que cette situation persiste aujourd’hui…

Sans doute, les députés élus dans les circonscriptions no. 2 et 3 ont démontré depuis vingt-cinq ans une incapacité incroyable de répondre aux attentes de leurs mandants. Même les Lords Maires ont été minimalistes et on ne peut citer une seule réalisation capitale qui aurait transformé la vie des habitants. Il y a quelques rares exceptions, comme Sam Lauthan, qui a été un travailleur social qui s’est engagé à fond, mais qui n’a pas vraiment été soutenu. Mais la grande majorité de ceux qui ont été élus là-bas n’ont pas fait grand-chose pour assainir l’environnement misérable dans lequel ces gens vivent.
 

“La mort de sir Abdool Razack Mohamed a laissé un vide que personne n’a pu combler”

Et les mosquées, les religieux ?

Un autre phénomène social parallèle, c’est la désaffection des jeunes pour la plupart des chefs religieux traditionnels qui sont ancrés dans le passé et sont en déphasage avec la jeunesse d’aujourd’hui. C’est pourquoi lorsque Tariq Ramadan ou Tariq Oubrou nous visite, les jeunes affluent nombreux pour les entendre, car ce sont des penseurs qui expliquent l’Islam dans un contexte moderne, leur donnant espoir, offrant un baume pour leurs blessures de l’âme, une porte de sortie à leur isolement. Comme le sentiment religieux est très fort chez les jeunes musulmans, beaucoup sont tombés dans le panneau du Hizbullah, dont le discours les a radicalisés et fanatisés.

On a l’impression que presque toutes les communautés passent par cette désaffection par rapport aux religieux. Mais est-ce que le phénomène Hizbullah lui-même vous fait peur? Doit-on interdire les partis politiques à caractère religieux ?

Le Registrar of Societies a manqué de perspicacité en acceptant d’enregistrer le Hizbullah, qui est un nom de guerre et dont le signification est “parti de Dieu”. Nous ne sommes pas au Liban et Dieu n’a pas de parti politique. Aucune formation politique ne peut prétendre accaparer le Créateur Suprême. C’est absurde. Mais le Hizbullah ne doit pas effrayer. Il faut cependant éviter de créer des foyers de mécontentement populaire, des conditions propices aux aventuriers politiques, en marginalisant les franges vulnérable de notre société. D’autre part, la religion doit se démarquer de la politique. Dans l’Islam la religion joue un rôle primordial dans la vie de tous les jours, mais sur un plan supérieur à la politique. Traditionnellement les imams ne font pas du commerce, à plus forte raison
de la politique.
 

Le malaise créole est né d’un conflit de pouvoir à l’intérieur du clergé. Est-ce que la même chose ne se répète pas au sein de la communauté musulmane où l’on est en train de nourrir un conflit contre le corps religieux traditionnel accusé de bourgeois et peut-être indianisé ?

Je ne crois pas que dans la communauté créole le malaise provient d’un conflit de pouvoir à l’intérieur du clergé. Les Créoles ont une
perception de leurs griefs qui dépasse nettement le cadre d’un conflit entre prêtres. En ce qui concerne les Musulmans, il n’y a pas de scission entre les laissés-pour-compte de la société et la bourgeoisie. Les travailleurs sociaux sont nombreux dans les régions défavorisées, les rencontres sont fréquentes à la mosquée où lors des cérémonies religieuses, des réunions sociales et où il n’y a certainement aucune polarisation ou hostilité. Il n’y a aucun symptôme de rejet de la part des uns ou des autres. Il y a par contre le partage, la charité et une solidarité sociale agissante. Il y a cependant certaines distinctions historiques qui existent au sein de la
communauté musulmane, des distinctions basées sur le pays d’origine des gens. Cela a conduit à une forme de séparatisme social mais qui est en voie de disparition grâce aux nombreux mariages entre familles de différentes souches. Sans doute certains préjugés subsistent, mais entre les gens jouissant du même niveau économique, ces distinctions ont pratiquement disparues.
 

Vous disiez que pour les Musulmans, la religion joue un rôle très important, est-ce que la solution aux problèmes actuels passerait par la religion également ?

Pas nécessairement. La religion continuera à jouer un rôle primordial pour régler les problèmes internes. Comme je l’ai dit plus haut, la plupart des imams (officiants) – il n’y a pas de clergé dans l’Islam – sont coupés des jeunes, de leurs réalités. Par exemple, à la mosquée les vendredis, les fidèles arrivent à la fin du sermon rituel parce que le discours ne les interpelle plus. Ils vivent avec l’internet, le e-mail, la télévision par satellite, les ordinateurs. On peut dire qu’ils sont complètement étrangers aux dirigeants religieux. Il faut donc une nouvelle génération d’enseignants d’imams, qui sachent cibler les jeunes et répondre à leurs préoccupations.

Comme certains imams sentent qu’ils perdent du terrain, ils essayent de se rattraper en faisant de la politique. Le problème interne à la société musulmane est de réformer les madrassas, rééduquer les parents, former les jeunes, et leur apprendre à s’adapter à notre société mauricienne avec ses complexités, ses richesses culturelles, ses valeurs traditionnelles et son économie. Les imams actuels ne sont malheureusement pas qualifiés pour traiter de ces sujets.
 

Si on devait se référer aux reportages de la presse dans toute cette affaire de Gorah Issac, si les choses s’avèrent vraies, il semblerait que le Hizbullah est allé très loin dans son action. Est-ce que, selon vous, il faudrait neutraliser ce parti ?

Ecoutez, il y a une enquête policière et un processus judiciaire en cours. Les autorités compétentes sont engagées à fond dans les
investigations nécessaires. Les hypothèses concernant ce que le Hizbullah a fait ou n’a pas fait ne peuvent pas aider les enquêteurs. Il serait plus prudent et plus sage de s’abstenir de spéculer sur les accusations provisoires. J’estime qu’en publiant certaines hypothèses, comme certains journaux l’ont fait, pourrait représenter un “trial by the press” et, par conséquent, un déni de justice. Les défenseurs du chef du Hizbullah ne vont pas se priver d’utiliser ces écarts pour défendre leurs clients en cour.
 

Pensez-vous que la presse a été jusqu’ici objective dans la couverture de l’affaire Gorah Issac ?

L’affaire Gorah Issac a évidement fait les choux gras de la presse écrite. Le rôle de la presse est d’informer et les journaux sont des
entreprises commerciales. Ceci étant dit, je pense qu’on aurait pu exercer une certaine discrétion surtout dans les analyses qui sont tendancieuses ou superficielles. Nos journaux agissent souvent comme des commères en ressassant et propageant de vieilles informations. Pour emprunter une phrase à Victor Hugo, ce sont les commérages des oies sur les vautours. Il faut reconnaître cependant que les oies ont sauvé le Capitole... Il y a aussi les exaltés de l’écriture, pour qui les éditoriaux sont devenus des exutoires
salutaires.
 

Mais au fur et à mesure que l’enquête progresse, l’on se rend compte de l’énormité du cynisme et du laxisme politique dans cette affaire. Pensez-vous que l’ancien gouvernement est responsable d’avoir laissé pourrir cette situation ?

L’ancien gouvernement a une lourde responsabilité dans cette affaire, son immobilisme ayant fait un tort immense au pays. On peut se
demander si cet immobilisme n’a pas été réfléchi et délibéré, pour obtenir un avantage politique. Laisser pourrir une situation et refuser de prendre action quand il y a des victimes qui réclament justice est une démission coupable des autorités concernées.
 

On connaît le ‘mindset’ de sir Anerood Jugnauth par rapport aux questions touchant au Law and Order. Quelle lecture faites-vous jusqu’ici de l’approche du ministre de l’Intérieur à ce sujet ?

J’estime que le Premier ministre a agi correctement. Il a laissé le due process suivre son cours. Il a confié cette affaire à la Police et attend les résultats de l’enquête. Nous devrions tous en faire de même et permettre au judiciaire de traiter ce dossier comme il se doit afin que justice soit faite dans la sérénité et l’objectivité.

Il y a aussi le rôle de la Police. Un médecin du privé, le Dr Modun est venu confirmer que le leader du Hizbullah porte de ‘clinical and radiological evidence of recent injuries’. D’une part, la Police doit rechercher la vérité mais d’autre part, il suffit d’une rumeur pour que tout bascule contre elle. C’est une tâche ingrate, n’est-ce pas ?

La Police a, évidemment, une tâche très difficile. D’une part, on veut obtenir des résultats et on reproche à la Police de n’avoir pas réussi à élucider un grand nombre de crimes qui ont été perpétrés à Maurice.

D’autre part, lorsque la Police obtient des résultats, on n’est pas très regardant sur les moyens utilisés. Dans les deux cas, la Police doit
marcher sur la corde raide. Dans n’importe quel pays civilisé, personne ne peut tolérer le recours à des moyens violents pour obtenir des confessions. De toute les façons, cette pratique est counterproductive parce qu’une fois que la cour décide que la force a été utilisée, les confessions deviennent inadmissibles. Que ce soit dans le cas du chef du Hizbullah ou celui de n’importe quel prévenu, l’utilisation de la torture est inacceptable et doit être condamnée. Notre Police a peut-être commis une bévue parce que, compte tenu du rapport du Dr Modun et du profil politique de M. Celh Meeah, elle a pris un risque énorme.
 

Le Président Uteem a signifié son intention d’écouter les proches du leader du Hizbullah et M. Meeah lui-même sans qu’il ne soit perçu “comme intervenant dans le cadre de l’enquête en cours”. Pensez-vous qu’il a eu raison dans le contexte actuel ?

Le Président de la République a été un excellent acteur sur la scène nationale et il a joué son rôle avec beaucoup d’aplomb. En voulant être un Président de proximité il court le risque de marcher sur les pieds de l’Exécutif, ce qui pourrait créer des situations conflictuelles.
 

M. Vayid, nous faisons face à une situation complexe actuellement et dans cette situation où se mêlent angoisses et préjugés, comment, selon vous, devrait-on agir sans fragiliser davantage la société mauricienne ?

Lorsque nous parlons de l’économie et de notre succès industriel, je dis souvent qu’il faut réinventer Maurice. Il faut nous désenclaver, briser notre insularité. En regardant ce qui se passe à l’extérieur, dans le monde, nous devons prendre conscience de l’étendue de ce que nous avons à perdre si jamais ce pays devrait basculer dans le chaos social. Nous devons, par conséquent, assumer notre responsabilité en tant que citoyens, puiser dans nos qualités de coeur, dans nos traditions et notre sens du devoir pour maintenir l’harmonie et la stabilité sociales à Maurice. Les médias, les hommes politiques, les ONG, les corps religieux ont tous un rôle à jouer.

Ce n’est pas un objectif qui peut être réalisé uniquement par quelques volontaires. Cela demande un effort collectif. La société mauricienne est beaucoup plus solidaire et notre tissu social plus solide qu’on ne pense. Malgré les tristes événements qui se sont
succédés: l’affaire Kaya, l’incendie de L’Amicale, la tuerie de Gorah Issac, le meurtre de Mico, le bookmaker, les arnaques, des attaques violentes contre des gens paisibles, des vols à mains armées, des sévices dans des familles respectables, notre pays n’est pas livré à l’anarchie. Cependant la drogue continue à faire des ravages, le sida se propage, les raves parties se multiplient... Il faut se rendre à l’évidence: les status symbols de certaines sociétés ne sont pas de mise à Maurice. Faire comprendre cela
à tout le monde, surtout aux jeunes, est un travail de longue haleine, qui doit être entrepris à plusieurs échelons.
 

Nous avons actuellement une nouvelle alliance politique à la tête du gouvernement. Quel jugement portez-vous sur l’action du
gouvernement depuis septembre ?


Généralement parlant, l’action gouvernementale a été positive. Il y a manifestement une volonté politique de faire avancer certains dossiers, de dynamiser des secteurs clé. Ce qu’il faut saluer c’est la détermination du nouveau gouvernement à mettre de l’ordre, dès son arrivée au pouvoir. Il a pris quelques décisions courageuses. C’est de bonne augure pour l’avenir. Il y a même une certaine émulation entre les ministres, ce qui peut jouer en faveur du pays. Il est aussi évident que le MSM a tiré quelques leçons de sa défaite en 1995 tandis que le MMM est plus riche d’expérience après ses précédentes alliances désastreuses.
 

Il y a dans le jargon local presqu’une injonction “pa capav éna deux capitaines dans un bateau”. Est-ce que jusqu’ici l’image du
gouvernement ne donne pas à penser qu’il y a effectivement deux capitaines à bord ?


Jusqu’ici, le vice-Premier ministre a démontré une plus grande visibilité que le Premier ministre. C’est peut-être voulu. M. Bérenger exerce quant même une certaine discrétion dans son comportement. Le Premier ministre prépare la relève de son leadership et il prend déjà des dispositions pour sa succession par son fils Pravind. Comme il doit aller au Réduit en 2003, et compte tenu de son parcours politique et de son âge, c’est tout naturel qu’il accepte un rôle plutôt effacé pour le moment. Ce serait cependant une erreur de croire qu’il n’est pas aux commandes du pays. Je crois que tout le monde sait qui tient le gouvernail.
 

Est-ce que vous pensez qu’il a vieilli ?

Le poids des ans est apparent mais il semble être en bonne forme, bien qu’un peu fatigué. L’impression qu’il donne c’est qu’il réalise qu’il a du pain sur la planche et il est déterminé à accomplir sa tâche. Son style reflète une sérénité qui n’était pas toujours présente, un désir d’être à l’écoute du pays. Il est également plus conciliant et plus ouvert. Il s’est adouci considérablement. On peut déceler une dimension spirituelle dans son comportement.
 

Pensez-vous que la traversée du désert du Parti travailliste sera très longue ?

Je crains que nous ayons un grave problème d’alternance. Le PTr n’a pas tiré les leçons qu’il fallait de sa défaite en septembre. Ses dirigeants interprètent mal les raisons de leur déconvenue électorale et ils ne semblent pas prêts à changer leur politique ou leur stratégie. Il est certain que les 37% de soutien populaire dont on parlait en septembre se sont amenuisés suite aux révélations concernant leur administration. La traversée du désert pourrait être très longue.
 


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